Avec le nouveau règlement des restaurants scolaires qui interdit aux enfants des parents qui ne travaillent pas de les fréquenter, le Maire instaure là une ségrégation insoutenable. Si les parents ne travaillent pas, à moins d’être "un riche rentier" et à Givors ça se saurait, en règle générale c’est qu’ils sont privés d’emploi donc de revenu, excepté les minima sociaux. Par définition, ces familles sont en difficulté et pour elles la recherche d’une alimentation de qualité et d’un bon équilibre nutritif ne peut être une priorité, pour cause… En privant les enfants de ces familles dont les parents ne travaillent pas, outre une ségrégation insoutenable, c’est priver d’un repas quotidien normal et équilibré, gage de bonne santé des enfants dont la seule faute est d’être né dans une famille dont les parents ne travaillent pas ou ne travaillent plus… Quelles que soient les explications du Maire et de sa majorité, une telle décision est ignoble et mériterait la saisine de la haute autorité de lutte contre les discriminations…A voir…

Lorsque j’étais élu, y compris avec d’autres collègues de ma sensibilité membres de la Majorité, j’ai réclamé en vain que l’on étudie la possibilité de gratuité totale des restaurants scolaires pour tous les enfants de la commune, car à mon sens l’application du quotient familial, même s’il instaure une forme de solidarité, reste ségrégatif. Il suffit d’observer le budget et l’on constatera que certaines dépenses inutiles et pas seulement les 11,5 Millions d’euros dépensés sur le site de VMC pour un hypothétique « campus automobile » permettrait largement de financer pendant plusieurs années l’accès gratuit de tous les enfants aux restaurants scolaires de la commune…

A noter que des communes avec des Maires de sensibilité de droite appliquent cette gratuité…Pendant ce temps un Maire de sensibilité communiste de Givors, au nom d’une bien curieuse conception de la solidarité, frappe d’interdit aux restaurants scolaires les enfants des populations les plus pauvres sous prétexte qu’elles ne travaillent pas…

c'est à croire qu'à Givors le monopole du cœur n’est surtout pas communiste !