A ce jour en France, le décret du 3 Mai 2002, pris par le premier ministre JOSPIN à quelques heures de son départ du gouvernement, a laissé la part belle aux opérateurs de téléphonie en leur permettant de planter une antenne sans contrainte majeure, avec des taux d’exposition qui peuvent être Mille fois supérieurs à la plus part de nos voisins Européens.

Une proposition de loi présentée par un groupe de parlementaire le 7 Novembre 2007 permettrait de rendre beaucoup plus contraignante l’implantation d’antennes relais, en imposant par exemple une distance minimum de 300 mètres d’un bâtiment d’habitation ou d’un établissement dit sensible et en fixant le taux d’exposition à 0,6 volt par mètre réclamé par les scientifiques indépendants. Cette proposition de loi est-elle évoquée au Grenelle des ondes dont on pourrait espérer qu'elle devienne très rapidement une loi de la république ?...

Dans certaines communes urbaines, les antennes relais sont fixées sur des immeubles à habitat dense et malgré les demandes répétées d'élus ( Ce fût mon cas lorsque j'étais conseiller Municipal à Givors) de réclamer, au minimum et dans l'immédiat, de neutraliser les derniers étages de ces immeubles ainsi que d'obtenir des études épidémiologiques sur ces secteurs, rien ne se fait.

S'il est un domaine où la notion de principe de précaution devrait prendre tout son sens, c'est bien celui de la diminution du taux d'exposition des antennes relais et des distances à revoir qui, d'ailleurs, est suggéré par l'AFSSET. A noter que le principe de précaution n'interdit ou ne s'oppose en aucun à l'implantation d'antennes relais, tout comme les règles de précaution du code de la route et de la conduite n'interdise pas l'usage de l'automobile.