Depuis la fin des années 70 La politique monétariste qui s'est imposée progressivement à l'ensemble des économies Occidentales a dépossédé le pouvoir politique, c'est-à-dire l’Etat, de son droit de contrôle et régulation de l’économie, au profit de la bourse et des agences de notation. Elle lui a également fait perdre sa souveraineté monétaire, car le droit d’émettre de la monnaie relève désormais de la seule compétence des banques centrales et des banques privées qui n’ont aucun ordre à recevoir ni de compte à rendre aux gouvernements. Aujourd’hui pour imposer leurs politiques financières spéculatives, ces oligarchies financières n’ont d'ailleurs plus besoin d'avoir recours aux coups d'état militaires, ils peuvent désormais se servir avec subtilité de la démocratie …

Pour le plus grand plaisir des spéculateurs, grâce aux nouveaux moyens de communication, mais aussi avec la complicité des agences privées de notation, les milieux financiers organisent des crises successives de telle sorte que la bourse en jouant au yoyo leur procurera des gains pharaoniques y compris en ayant recours à un ingénieux système de cavalerie avec création de monnaie inflationniste. Mais comme toute opération de cavalerie a ses limites à un moment il faut se rétablir et alors là ce sont les états et leur population qui sont mises à contribution… Grâce à des médias et une classe politique des plus serviles, plus besoin de faire appel aux militaires et à l’extrême droite qui peut se reconvertir à l’idée de Démocratie, les oligarchies bancaires et financières vont précisément jouer avec la démocratie…

Après en avoir créer les conditions en imposant à des gouvernements des politiques d’austérité telles qu’ils perdront tout crédit auprès de leur population et devront démissionner pour être remplacé par des ‘’gouvernement techniques’’ d’union nationale, dont la direction sera assurée directement par les anciens dirigeants, mais toujours en service commandé, des plus puissantes banques de la planète… EX dirigeants, conseillers et même traders, par exemple, de la banque américaine ‘’GOLDMAN SACHS’’, symbole des dérives de la finance, les DRAGUI, MONTI, PAPADEMOS tous démocratiquement élu se retrouvent au pouvoir dans les pays clés européens pour gérer la crise financière comme sauveur des banques ...

On peut fort bien imaginer qu’en France, d’ici quelques temps, quelle que soit la majorité Présidentielle, elle ait à faire face à une crise organisée par les marchés financiers telle que le directeur de la BCE, et celui du FMI leur ordonnent par un simple coup de fil de procéder à un remaniement Ministériel suggérant un ‘’gouvernement technique d’union nationale’’ et voila que sans la moindre résistance on s’empressera de nommer, pourquoi pas TRICHET ou ATTALI comme premier Ministre… A l’évidence, ce n’est pas le rapport de force issu des Présidentielles qui permettra aux écologistes, voire à MELANCHON de pouvoir imposer une rupture avec les politiques monétaristes. Dans tous les cas de figure, entre dette financière et dette écologique qui est la plus grave de toute, la vie écologique et économique ne sera pas un long fleuve tranquille…